la douleur chez l’enfant et le nouveau-né
de nombreuses études ont montré la réalité de la douleur
chez l’enfant et le nouveau-né. Actuellement la majorité des médecins
et des infirmières s’accordent pour déclarer que la douleur existe chez l’enfant.
Malgré les incitations officielles, l’analyse des pratiques aujourd’hui
montre que la prise en charge est très inégale et bien souvent inadéquate.
La mobilisation, la sensibilisation restent très hétérogènes. Alors que nombre
d’équipes ont modifié positivement leurs pratiques, d’autres « restent
sur la touche ». Les bonnes pratiques restent « soignant-dépendantes » :
de nombreux exemples nous parviennent où un médecin, un cadre (soignant)
local bloque complètement tout un processus d’amélioration des
pratiques (refus d’utilisation des solutions sucrées pour le soulagement de
la douleur des gestes pratiqués chez le nouveau-né, refus d’utilisation du
MEOPA, refus de disposer de morphine aux urgences, etc.). Inversement,
la continuité des bonnes pratiques est également souvent liée à un professionnel
de santé qui stimule et mobilise les énergies du reste de l’équipe.
La douleur provoquée par les soins reste très peu étudiée ; si la littérature
abonde de références concernant la douleur postopératoire et la douleur
chronique, les articles sur la douleur quotidienne provoquée par les pansements,
les actes invasifs, les soins quotidiens sont rares. Dans plu sieurs
situations guide), faute de consensus, d’articles
de référence, le groupe des soignants de Pédiadol s’est engagé en faisant
des recommandations non étayées par la littérature mais par la pratique. Il
faut les féliciter pour cette détermination.




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