الأربعاء، 10 سبتمبر 2014

Prévenir la douleur 1



Prévenir la douleur 1


Repenser les habitudes de service
et l’organisation des soins

Prévenir la douleur nous oblige à nous interroger sur nos soins, en équipe
(infirmières, auxiliaires de puériculture, aides soignants, kinésithérapeutes,
médecins). Chaque geste doit être étudié, remis en cause dans son
utilité, son opportunité, sa systématisation et le moment où il est réalisé. Il
peut s’agir de gestes techniques (aspiration trachéale, prélèvements sanguins…),
mais aussi de soins considérés a priori comme non agressifs mais
potentiellement douloureux ou inconfortables dans certaines conditions :
toilette, mesure de la pression artérielle… Dans tous les cas, le regroupement
des soins doit être privilégié.
Choix d’un matériel adapté et dextérité
Le matériel le moins générateur de douleur est à privilégier : choix du diamètre
et de la nature des sondes, du type d’adhésif, de la taille des électrodes,
du calibre des aiguilles…
L’importance de l’habileté technique est indéniable. Le geste doit être sûr et rapide.
Anticiper les événements douloureux
— Solliciter systématiquement une prescription antalgique efficace avant
le soin sans attendre la survenue d’un premier échec (le paracétamol,
souvent prescrit, est inefficace dans la majorité des soins douloureux,
en particulier lors d’une effraction cutanée).
— Prévoir l’ensemble des méthodes antalgiques, qu’elles soient
pharmacologiques ou non .
— Préparer le matériel utile à la distraction avant de débuter le soin :
bulles de savon, musique, jouets, objet transitionnel…

 La mise en place de protocoles antalgiques ou/et des prescriptions anticipées

est indispensable. Des exemples de protocoles sont décrits dans les

Moyens médicamenteux (voir page 31).

Exemples : application de crème anesthésiante, inhalation de MEOPA

(mélange équimoléculaire d’oxygène et de protoxyde d’azote), administration

d’une solution sucrée à 30 %.

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