الأربعاء، 10 سبتمبر 2014

Évaluation de la douleur


Si reconnaître la douleur est la première étape de sa prise en charge
 
l’évaluer est sans aucun doute la meilleure façon d’adapter les moyens
 
mis en oeuvre pour la soulager ou la prévenir.
 
Évaluer la douleur chez l’enfant n’est pas toujours simple, plusieurs manifestations
 
telles que l’anxiété, la faim, la séparation d’avec les parents
 
peuvent parasiter la perception de l’évaluateur. L’écoute attentive de
 
l’enfant et de ses parents, l’observation clinique infirmière, la comparaison
 
avec un enfant sain du même âge et la vérification objective de ces
 
observations grâce à l’utilisation d’outils sont les bases de l’évaluation. Le
 
soignant doit être attentif à des modifications de comportement qui traduisent
 
parfois de la douleur. Exemples : l’agitation importante ou le manque
 
d’expressivité, le désintérêt pour le monde extérieur, la lenteur et la
 
rareté des mouvements.
 
Le socle de l’évaluation de la douleur de l’enfant peut être résumé en trois
 
verbes : observer, comparer et vérifier.
 
Il existe des outils d’évaluation validés pour la douleur aiguë et prolongée,
 
adaptés à l’âge et à l’état de l’enfant, qui confirment l’observation
 
du soignant. L’équipe soignante doit se les approprier comme des outils
 
de travail. L’auto-évaluation (évaluation par l’enfant lui-même) sera privilégiée
 
chaque fois que cela est possible, selon les capacités cognitives


de l’enfant. Lorsque cette auto-évaluation n’est pas possible, on utilisera
 
les outils d’hétéro-évaluation (l’évaluation est réalisée par un tiers : soignant
 
ou famille).
 
L’évaluation de la douleur doit faire partie des paramètres que tout soignant
 
surveille systématiquement au même titre que les autres constantes
 
(température, pression artérielle, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire…).
 
Il est indispensable de noter le résultat dans le dossier de soin.
 
Une ligne réservée à l’inscription de l’évaluation de la douleur au sein du
 
diagramme de soin en facilite l’inscription systématique.
 
La fréquence de l’évaluation dépend de chaque situation ; elle est effectuée
 
au moins une fois par équipe, à chaque changement ou modification
 
de comportement de l’enfant et de traitement. La douleur lors des soins
 
doit elle aussi faire l’objet d’une évaluation.
 
Les parents peuvent participer à cette démarche car ce sont eux qui
 
connaissent le mieux leur enfant.

Rappel des principaux outils d’évaluation
 
Auto-évaluation : Échelle Visuelle Analogique (EVA), Échelle Numérique
 
Simple (ENS), Échelle Verbale Simple (EVS), Poker Chips (jetons), algocubes,
 
Échelle des Visages (FPS-R).
 
Hétéro-évaluation : Children’s Hospital of Eastern Ontario Pain Scale
 
(CHEOPS), Douleur Aiguë Nouveau-né (DAN), Échelle Douleur Inconfort
 
du Nouveau-né (EDIN), Premature Infant Pain Profile (PIPP), Amiel-Tison
 
inversée, Objective Pain Scale (OPS), Neonatal Facial Coding System (NFCS)
 
abrégée, FLACC (Face, Legs, Activity, Cry, Consolability), Échelle San Salvadour
 
(DESS enfant polyhandicapé), Douleur Échelle Gustave Roussy
 
(DEGR : enfant douloureux chronique), Hétéro-Évaluation Douleur Enfant
 
(HEDEN : échelle DEGR simplifiée), EVENDOL (Évaluation Enfant Douleur).
 
« L’EVA, remplie par un soignant expérimenté ou un parent, constitue une
 
alternative à l’emploi d’une échelle d’hétéro-évaluation chez l’enfant âgé
 
de moins de 4 ans, en sachant toutefois que sa validité est moins bonne
 
que celle des échelles citées précédemment



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Installation pour un soin et/ou une contention




       Avant le geste, évaluer si l’opérateur a besoin d’aide pour installer l’enfant
dans une position optimale.
L’immobilisation de l’enfant peut provoquer ou augmenter sa détresse et
donc sa douleur.
Il est nécessaire de lui expliquer qu’il doit essayer de ne pas bouger et de le
mettre en confiance pour obtenir un maximum de coopération.
Négocier la position la plus confortable pour l’enfant. Éviter de l’allonger
systématiquement, de gêner sa respiration, de lui imposer une contention
absolue, de bloquer ses jambes de façon systématique.
Plus la contention est serrée, plus l’enfant aura tendance à s’agiter. Bien
souvent le simple contact d’une main réussit à le calmer.
Lorsqu’une « contention souple » s’avère nécessaire, l’immobilisation de
l’articulation sus et sous-jacente suffit le plus souvent.
Retenir qu’une agitation importante de l’enfant doit provoquer l’interruption
du soin. Les soignants doivent comprendre les raisons de cette agitation
(douleur, anxiété, peur…) et y répondre de manière adaptée.
Parfois, la contention est nécessaire pour empêcher le retrait accidentel
des perfusions, sondes, drains, lames…
Divers moyens existent, par exemple :
— L’utilisation de moufles avant l’âge de 3 mois pour limiter la saisie
du matériel.
— L’utilisation de gouttière en carton autour du membre, avec un
abaisse-langue glissé dans les manches d’une grenouillère (ou fixé
avec un velcro dans la manche) ou un pansement « américain » au
niveau du pli du coude chez les tout-petits pour limiter la flexion
du coude (en l’absence de voie veineuse). Voir Fabrication d’une attelle
pour bébé pages suivantes.
— Des attelles spécifiques pour bébés sont également commercialisées.
 En général, l’usage d’attelles de contention doit être limité au maximum.
Dans le cas où il est indispensable, il faudra :
— en limiter la taille ;
— la capitonner ;
— lever régulièrement la contention ;
— installer le membre en position physiologique.
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Prévenir la douleur 2

Prévenir la douleur 2



Présence des parents










Les parents sont des partenaires précieux. L’intérêt de leur présence est mis

en évidence dans plusieurs études et également dans un film Soins douloureux

avec ou sans les parents . Ils connaissent mieux que les soignants

les réactions, les moyens de réconfort ainsi que les différentes manières

de distraire leur enfant.

Nous devons favoriser leur participation aux soins quand ils le souhaitent

et accepter leur présence lors des gestes techniques.

La place et le rôle de chacun doivent être définis avant le soin. Encourager

le parent à maintenir le contact avec son enfant (main, voix, paroles, chanson, regard) et à le distraire.

Environnement et distraction

La télévision, la musique, les jeux vidéos peuvent être d’excellents moyens

de distraction . Mais ils peuvent aussi se transformer en nuisances. Il est

important de demander à l’enfant s’il souhaite ou non cet environnement.

Chez les tout-petits, le calme et la présence réconfortante — voire les bras

des parents — seront souvent préférables.

L’enfant doit pouvoir garder ses jouets et/ou objets personnels et particulièrement

son objet transitionnel.

Le respect des rythmes de sommeil intervient dans la planification des

soins : ne pas réveiller l’enfant pour un soin non urgent.


Information de l’enfant et de ses parents

— L’information est un préambule indispensable. Notre silence
traduit bien souvent une prise en charge de la douleur insuffisante.
Nous avons tendance à minimiser, voire à nier la douleur provoquée
par nos soins.

— Quel que soit le soin (actes invasifs, installation, mobilisation),
il faut informer l’enfant qu’il peutressentir de la douleur et décrire
les moyens que nous utiliseronspour la prendre en charge. Les
explications doivent être claires,précises, adaptées à ses capacités
de compréhension. Elles retracentle déroulement du soin, mais
également la méthode d’analgésiequi va être utilisée. Des supports
d’information peuvent être remispour compléter notre discours.

— Il est également possible de montrer le geste sur un jouet ou une
poupée . Il est préférable de demander à l’enfant de reformuler
l’information reçue en lui permettant d’exprimer ses craintes.

— L’infirmière interroge l’enfant sur le déroulement des soins précédents,
sur sa représentation du soin : peut-être en a-t-il un mauvais souvenir,
a-t-il développé une phobie ? Elle recherche ses peurs éventuelles,
l’aide à désamorcer une éventuelle situation anxiogène et garantit
le bon déroulement du geste.

— De manière optimale, les conditions d’arrêt du soin seront fixées
avec l’enfant et sa famille ; par exemple : si le soin est douloureux,
il sera interrompu et des mesures antalgiques complémentaires
seront proposées.
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Prévenir la douleur 1



Prévenir la douleur 1


Repenser les habitudes de service
et l’organisation des soins

Prévenir la douleur nous oblige à nous interroger sur nos soins, en équipe
(infirmières, auxiliaires de puériculture, aides soignants, kinésithérapeutes,
médecins). Chaque geste doit être étudié, remis en cause dans son
utilité, son opportunité, sa systématisation et le moment où il est réalisé. Il
peut s’agir de gestes techniques (aspiration trachéale, prélèvements sanguins…),
mais aussi de soins considérés a priori comme non agressifs mais
potentiellement douloureux ou inconfortables dans certaines conditions :
toilette, mesure de la pression artérielle… Dans tous les cas, le regroupement
des soins doit être privilégié.
Choix d’un matériel adapté et dextérité
Le matériel le moins générateur de douleur est à privilégier : choix du diamètre
et de la nature des sondes, du type d’adhésif, de la taille des électrodes,
du calibre des aiguilles…
L’importance de l’habileté technique est indéniable. Le geste doit être sûr et rapide.
Anticiper les événements douloureux
— Solliciter systématiquement une prescription antalgique efficace avant
le soin sans attendre la survenue d’un premier échec (le paracétamol,
souvent prescrit, est inefficace dans la majorité des soins douloureux,
en particulier lors d’une effraction cutanée).
— Prévoir l’ensemble des méthodes antalgiques, qu’elles soient
pharmacologiques ou non .
— Préparer le matériel utile à la distraction avant de débuter le soin :
bulles de savon, musique, jouets, objet transitionnel…

 La mise en place de protocoles antalgiques ou/et des prescriptions anticipées

est indispensable. Des exemples de protocoles sont décrits dans les

Moyens médicamenteux (voir page 31).

Exemples : application de crème anesthésiante, inhalation de MEOPA

(mélange équimoléculaire d’oxygène et de protoxyde d’azote), administration

d’une solution sucrée à 30 %.
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Application des trois principes thérapeutiques à douze méthodes


1) Chasser le Vent







Le Vent qui est un Pervers Yang, se caractérise par sa légèreté et sa tendance au

mouvement et au changement. Le Vent attaque la surface du corps et entraîne le

déséquilibre de Qi défensif et nourricier. Le but du traitement est de chasser le Vent et

de régulariser le Qi défensif et nourricier par le choix des points du Du Mai et des points
«
Vent» (dont l’appellation en chinois débute par

Feng ).


Les six méridiens Yang se réunissent au Du Mai qui les gouverne et qui est dit

«mer

des méridiens Yang»



La puncture de 14 VG associée à la méthode de dispersion et à la


moxibustion doit permettre de régulariser et renforcer le Qi de tous les méridiens Yang
afin de chasser le Vent.

12 V est le point de réunion entre Du Mai et Zu Tai Yang ; 20 VB est le point de

réunion de Zu Shao Yang et Yang Wei Mai, et 16 VG réunit Du Mai, Zu Tai Yang et

Yang Wei Mai. Comme Yang Wei Mai gouverne la surface

[Biao], l’association de ces 3

points à la méthode de dispersion, a pour effet de chasser le Vent et libérer la surface.
31 VB se localise au membre inférieur, sa puncture avec dispersion peut traiter le Bi

erratique du membre inférieur. L’association de ces points «Vent» permet de faire

circuler le Qi méridien, de débloquer les méridiens et de traiter les céphalées et douleurs

ostéo-articulaires. En clinique, d’autres points peuvent être associés selon la localisation

de la douleur sur le trajet méridien
.
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enfant, soin,douleur


 enfant, soin,douleur

chaque enfant est unique et chaque situation
 
de soin particulière. Il est important de tenir compte des composantes
 
socioculturelle et éducative. L’équipe soignante dispose actuellement
 
d’une palette de moyens et d’actions permettant d’améliorer significativement
 
la prise en charge de la douleur. Celle-ci ne se résume pas à l’administration
 
d’antalgiques.
 
Une douleur niée ou non prise en charge est mémorisée par l’enfant quel
 
que soit son âge. L’expérience douloureuse peut avoir des conséquences
 
sur sa perception ultérieure de la douleur . La cohérence au sein de
 
l’équipe est indispensable pour une prise en charge optimale de la douleur.
 
La prévention de la douleur est l’affaire de tous : du médecin prescripteur
 
à l’infirmière qui organise et coordonne le soin. La qualité de la prise en
 
charge doit être homogène et non pas « personne-dépendante ». La prévention
 
de la douleur est à organiser et à réfléchir en équipe de manière
 
 systématique et non pas au coup par coup.
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la douleur chez l’enfant et le nouveau-né


la douleur chez l’enfant et le nouveau-né

      
        de nombreuses études ont montré la réalité de la douleur

chez l’enfant et le nouveau-né. Actuellement la majorité des médecins
 
et des infirmières s’accordent pour déclarer que la douleur existe chez l’enfant.
 
Malgré les incitations officielles, l’analyse des pratiques aujourd’hui
 
montre que la prise en charge est très inégale et bien souvent inadéquate.
 
La mobilisation, la sensibilisation restent très hétérogènes. Alors que nombre
 
d’équipes ont modifié positivement leurs pratiques, d’autres « restent
 
sur la touche ». Les bonnes pratiques restent « soignant-dépendantes » :
 
de nombreux exemples nous parviennent où un médecin, un cadre (soignant)
 
local bloque complètement tout un processus d’amélioration des
 
pratiques (refus d’utilisation des solutions sucrées pour le soulagement de
 
la douleur des gestes pratiqués chez le nouveau-né, refus d’utilisation du
 
MEOPA, refus de disposer de morphine aux urgences, etc.). Inversement,
 
la continuité des bonnes pratiques est également souvent liée à un professionnel
 
de santé qui stimule et mobilise les énergies du reste de l’équipe.


La douleur provoquée par les soins reste très peu étudiée ; si la littérature
 
abonde de références concernant la douleur postopératoire et la douleur
 
chronique, les articles sur la douleur quotidienne provoquée par les pansements, 

les actes invasifs, les soins quotidiens sont rares. Dans plu sieurs
 
situations guide), faute de consensus, d’articles
 
de référence, le groupe des soignants de Pédiadol s’est engagé en faisant
 
des recommandations non étayées par la littérature mais par la pratique. Il
 
faut les féliciter pour cette détermination.
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الأحد، 31 أغسطس 2014

Les trois principes du traitement de la douleur par acupuncture


1) La «désobstruction» :
 
Elle est utilisée en cas d’atteinte des méridiens.
 
Les méridiens ont pour fonction :
 
− de faire communiquer les membres et les viscères (Organes et Entrailles),
 
− de permettre la circulation du Qi et du Sang,
 
− d’entretenir et nourrir les Viscères et les tissus corporels.
 
Les douze méridiens principaux, les huit méridiens curieux et leurs ramifications font
 
communiquer les Organes, les Entrailles et les cinq Structures [Wu Ti] (peau, tendons,
 
vaisseaux, muscle et os). Le bon fonctionnement des méridiens est garanti par leur libre
 
circulation. Comme les méridiens circulent dans l’interstice des cinq structures, les
 
lésions de ces structures, de causes externes ou internes, peuvent entraîner un blocage

des mouvements d’énergie. Ainsi «l'obstruction provoque la douleur» et se manifeste
 
cliniquement par différents types de Bi.
 
Les Bi se localisant dans les cinq structures, le traitement doit chercher à
 
«désobstruer» les méridiens par la puncture des points situés le long du trajet du
 
méridien en les combinant avec des points locaux-distaux. La méthode de dispersion et
 
la moxibustion sont volontiers utilisées.

2) La «régularisation de la fonction du Qi» :
 
Elle concerne les atteintes des Organes-Entrailles.
 
• Le Coeur gouverne le Sang et les Vaisseaux et se manifeste dans les vaisseaux.
 
En cas de Vide de Sang du Coeur et de Vide de Yang du Coeur, la circulation du sang
 
s’altère provoquant une obstruction du Qi et du Sang et par suite, la douleur du
 
Coeur. L’obstruction des vaisseaux périphériques est représentée par Bi du tendon.
 
• Le Poumon gouverne le Qi et la respiration, exerçant les fonctions de diffusion, de
 
descente et de purification. Il se manifeste dans les «peau-poils».
 
En cas de perte de ses fonctions, les glaires s’accumulent au Foyer supérieur [Shang
 
Jiao] entraînant une sensation de plénitude dans la poitrine et des douleurs
 
thoraciques.
 
La peau engourdie et douloureuse est représentée par le Bi de la peau.
 
• L’Estomac gouverne la réception et la décomposition des aliments et des boissons.
 
La rate gouverne la transformation et le transport des matières nutritives.
 
Normalement le Qi de l’estomac descend alors que celui de la rate monte. L’intestin
 
grêle et le gros intestin communiquent avec l’estomac et participent à la digestion, à
 
l’absorption, au transport et à l’élimination des aliments ingérés.
 
Les douleurs épigastrique et abdominale sont liées à une dysharmonie foie-rate, foieestomac
 
et à un blocage de Qi des Entrailles : le Froid et l’Humidité sont bloqués au
 
Foyer moyen, l’Humidité et la Chaleur stagnent au niveau de la rate, la conséquence
 
en est une rétention des aliments dans l’épigastre.
 
L’humidité perverse stagne au tendon en provoquant la douleur du tendon.

• Le Foie stocke le Sang et gouverne le tendon. La stagnation du Qi du foie,
 
l’Humidité-Chaleur du foie et de la vésicule biliaire, et la stagnation par le Froid des
 
vaisseaux du foie, entravent son rôle qui est de gouverner la libre circulation du Qi.
 
Par conséquent, les fonctions de drainage et de dispersion du Foie sont perturbées,
 
les mouvements de l’énergie ne s’effectuent pas normalement, le Qi et le Sang
 
stagnent et se bloquent. Les manifestations cliniques sont des douleurs costales et
 
menstruelles.
 
Des spasmes des tendons associés à des difficultés à l’extension des membres,
 
constituent le Bi d'enroulement [Pan Bi].
 
• Le Cerveau est le logis de l’activité mentale et de l’intelligence. Toutes les attaques
 
externes ou blessures internes provoquent un trouble de la circulation de Qi avec des
 
maux de tête.
 
• L’Utérus gouverne les règles et assure la reproduction. Il est en rapport étroit avec
 
Ren Mai et Chong Mai qui est la «mer de Sang» et gouverne l’Utérus.
 
Le dysfonctionnement de Chong Mai rend les règles irrégulières et douloureuses.
 
En conclusion, les douleurs des cinq Organes, des six Entrailles et des Entrailles
 
particulières sont essentiellement liées au dysfonctionnement des Organes-Entrailles, au
 
Vide de Yin-Yang/Qi–Sang, aux perturbations des mouvements de montée-descente et
 
d’intériorisation-extériorisation et aux troubles de la fonction énergétique. Le but du
 
traitement est de régulariser cette fonction énergétique.
 
Le choix des points se porte principalement sur les points Mu et les points Shu du dos

3) L’«expulsion» :
 
Elle s’applique aux six Excès, aux Mucosités troubles et à la Stagnation du Sang.
 
Les six Excès (Vent, Froid, Chaleur caniculaire, Humidité, Sécheresse et Chaleur-
 
Feu) attaquent la peau, les muscles, les vaisseaux, les tendons et les os en obstruant les
 
méridiens, ce qui conduit au syndrome de Bi. Lorsque les Organes-Entrailles sont
 
blessés par ces six Excès, la fonction énergétique devient trouble et le syndrome Tong apparaît.

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Le Syndrome Tong et Bi



Le Syndrome Bi [Bi Zheng]
 
Il est localisé au niveau de la peau, des muscles, des vaisseaux, des tendons, des os et
 
des Méridiens.
 
Les étiologies et symptômes qui le caractérisent sont :
 
• Les causes externes, très rarement révélées par des déformations et de
l’impotence fonctionnelle.
 
• Les causes internes liées au Vide des Organes, des Entrailles, de Qi et de Sang,

sont associées à la perte de la fonction énergétique et à la production interne de
 
stase de Sang. Elles atteignent la peau, la chair-muscle [Rou], les vaisseaux, les
 
tendons-muscles, les os et les Méridiens avec des déformations et une impotence
 
fonctionnelle.

Le Syndrome Tong [Tong Zheng]

 
Ce syndrome, souvent de cause interne, se localise dans les cinq Organes, les six
 
Entrailles et les Entrailles particulières.
 
Il comprend le Vide de Yin, de Yang, de Qi et de Sang associé à la perte de la
 
fonction énergétique et à la production interne de stase de Sang et de Mucosités troubles.
 
Les symptômes qui le caractérisent sont les suivants :
 
− Douleur précordiale par atteinte du coeur et du péricarde (Maître du coeur).
 
− Douleur thoracique par atteinte du poumon.
 
− Douleur costale liée à une atteinte hépato-biliaire.
 
− Douleur épigastrique par atteinte de l’estomac.
 
− Douleur abdominale due à une atteinte de l’intestin grêle, du gros intestin et
de la rate.
 
− Douleur lombaire par atteinte rénale

− Douleur urinaire liée à une atteinte de la vessie.
 
− Maux de tête par atteinte du cerveau.
 
− Douleurs menstruelles par atteinte de l’utérus.

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les causes de la maladie


 Causes de la maladie

Il est important de savoir que dans la MTC, les causes de la maladie sont classées en
 
trois catégories [San Yin] : les causes externes (atteintes externes), les causes
 
internes(blessures internes) et les causes ni internes ni externes.
 
Quelle que soit son origine, l'apparition de la douleur est toujours conditionnée par un
 
blocage des mouvements de l'énergie au niveau des organes et des entrailles, ou des
 
méridiens et de leurs branches collatérales. Pour résumer, «l'obstruction provoque la
 
douleur».


                               Causes de la maladie


                                                                                         Causes externes                                        
                                                                                                Six Excès

                                                                                              Vent Pervers
                                                                                           Froid Pervers
                                                                                               Chaleur-Feu Pervers
                                                                                               Chaleur caniculaire
                                                                                               Humidité Perverse
                                                                                               Sécheresse Perverse

Causes internes:
7 Sentiments

Joie
Colère
Accablement
Fatique et surmenage
Nostalgie ou pensée excessive
Tristesse
Peur
Frayeur

                                                                                            Causes ni internes
                                                                                                ni externes


                                                                                     Erreurs alimentaires
                                                                                     Fatigue et surmenage
                                                                                     Excès sexuels et multiparité
                                                                                       Autres: Blessures, etc...



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la nature des douleurs

Les douleurs sont classées selon leur nature :
 
− Les douleurs accompagnées de tuméfactions sont dues à une stagnation du Qi.
 
− Les douleurs pongitives à une stagnation du Sang.
 
− Les douleurs avec pesanteur et courbatures sont souvent liées à l’Humidité.
 
− Les douleurs erratiques au Vent.
 
− Les douleurs froides et rigides au Froid.
 
− Les douleurs brûlantes au Feu.
 
− Les douleurs sourdes ou comme en vide, soulagées par la pression, constituent
le syndrome de Vide.

− Les douleurs aiguës accompagnées de crampes et aggravées par la pression
constituent le syndrome de Plénitude.


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Notion élémentaire de la douleur en MTC

Les aspects sémiologiques de la douleur
 
En clinique, la localisation et la nature de la douleur permettent de définir selon leurs
 
origines, les douleurs des organes, des méridiens, des vaisseaux, du Qi, du Sang.
 
La topographie douloureuse permet de distinguer : les céphalées, les douleurs à la
 
poitrine et aux flancs, les gastralgies, les douleurs abdominales, les lombalgies, les
 
douleurs musculaires et articulaires.
 
La douleur peut être provoquée par le Vent, le Froid, l’Humidité, la Chaleur, le Vide
 
ou la Plénitude.
 
Dans certains cas, l’attaque par les pervers externes, Vent, Froid, Canicule,
 
Humidité, Sécheresse, Feu, entraîne un envahissement et un blocage des vaisseaux et
 
méridiens, les énergies interne (énergie nourricière) et externe (énergie défensive) sont
 
perturbées, comme «coagulées». Les organes peuvent être blessés et «déréglés» par des
 
émotions trop fortes entraînant des stagnations de Qi et de Sang. De même la douleur
 
peut être liée à un épuisement de Qi ou de Sang, ou au Vide des vaisseaux.
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la douleur Principes et thérapeutiques

 la douleur

  
La théorie du Yin/Yang constitue le pilier fondamental de la Médecine Traditionnelle
 
Chinoise (MTC), introduisant la notion de dualité dans la classification des objets et
 
phénomènes naturels . Elle se prolonge par le concept d’Energie [Qi]. L’alternance du
 
Yin et du Yang, indispensable au maintien d’un état d’équilibre de l’Energie, se traduit
 
par une transformation cyclique basée sur la théorie des Cinq Mouvements et de leurs
 
interactions physiopathologiques. Les Viscères et les Méridiens représentent la base
 
structurelle de l’organisme, l’Energie [Qi], le Sang [Xue] et les Liquides Organiques [Jin
 
Ye], en constituant la base substantielle. Enfin, la théorie des Organes et des Entrailles
 
fonde l’organisation vitale de l’être humain sur les plans physiologiques et psychiques.
 
Les Méridiens [Jing Mai] et leurs ramifications [Luo Mai] s’intègrent dans un système de
 
communication qui permet la circulation du Qi et du Sang dans l’organisme. Il est le
 
pivot de l’Acupuncture, support de points cutanés particuliers dont la piqûre ou puncture
 
commande et harmonise l’Energie.
 
Selon la MTC, le concept de douleur peut être divisé en deux entités principales : le
 
syndrome Bi et le syndrome Tong. Leurs étiologies, pathogénies, localisations et
 
symptômes étant dissemblables, leurs traitements sont différents. Les syndromes
 
douloureux peuvent se manifester au niveau des Viscères (cinq Organes et six
 
Entrailles), des Entrailles particulières (Cerveau, Moelle, Os, Vaisseaux, Vésicule
 
biliaire et Utérus), de la peau, de la chair (du muscle ou Rou), des vaisseaux, des tendons, des os et 

des Méridiens.
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السبت، 30 أغسطس 2014

DOMMAGES SUR LA SANTÉ MENTALE ET SOCIALE-dopage-

DOMMAGES SUR LA SANTÉ MENTALE ET
SOCIALE

 
 dopage


Le premier essai de définition du dopage
 
dans un texte officiel, date d’un colloque
 
européen de 1963. "Est considéré comme
 
 doping l’utilisation de substances ou de
 
tous moyens destinés à augmenter
 
artificiellement le rendement, en vue ou à
 
l’occasion d’une compétition, et qui peut
 
porter préjudice à l'éthique sportive et à
 
l'intégrité physique et psychique de
 
l’athlète."
 
Sont ici décrits des moyens "artificiels"
 
"d’éthique sportive". Est abordée la notion
 
de tricherie. On parle également de
 
"l’intégrité physique de l’athlète" ; le
 
soucis de la santé du sportif est
 
visiblement présent.


La première loi Française s’inscrit dans le
même esprit.1
Viennent ensuite plusieurs définitions.
Pour Patrick Laure, médecin au CHU de
Nancy, "le dopage c’est l’emploi de
substances chimiques ou médicamenteuses
pour surmonter un obstacle réel ou
supposé ou ressenti comme tel par la
personne ou par son entourage"2.
Le cahier d’étude3 et de réflexion indique
que "le dopage est tout ce qui permet au
corps d’évoluer au-delà de ses aptitudes
naturelles par des moyens extraphysiques".
Durant de nombreuses années, le
problème du dopage à été traité sous
l’angle de la tricherie, faisant référence à
une inégalité face à l’épreuve, lié à la prise
de produits modifiants artificiellement les
capacités du sportif par rapport aux
autres.
La prise de produits était toujours liée à la
compétition à l’autre. Elle était considérée
comme un moyen de surpasser les
compétences de son adversaire.
Désormais le dopage touche l’individu par
rapport à lui même. Le sportif se dope
aussi pour transformer son reflet dans le
miroir ou pour surpasser ce que Patrick
Laure appelle "son obstacle imaginaire".
Le dopage se singularise.
La loi du 23 mars 1999 relative à la
protection de la santé des sportifs,
réintroduit une notion qui existait déjà en
1963 : l’intégrité physique et psychique du
sportif.
Au-delà de la prise en compte de la santé
de l’individu sportif, cette loi introduit par
son article 7 une responsabilité nouvelle
des médecins généralistes ou sportifs en
matière de dopage.

Sur le plan biologique, l'arrêt brutal de
l'entraînement peut avoir des conséquences
néfastes pour l'organisme. En
parallèle de cet état, l'ex-champion perd
son statut social.
Peter Hill et Benjamin Lowe4 soulignent la
présence de nombreux troubles psychiatriques
(et même de plusieurs
suicides) chez les sportifs de haut niveau
qui terminent leur carrière.
Notons en dernier point qu'au vu de la loi
et notamment de celle du 23 mars 1999,
l'incitation à la consommation de drogue
illicite par qui que ce soit est passible de
poursuites judiciaires. L'article 19 stipule
qu'"il est interdit à toute personne de
prescrire, de céder, d’offrir, d’administrer,
ou d’appliquer aux sportifs participant aux
compétions et manifestations (…), une ou
plusieurs substances ou procédés mentionnés
à cet article ou de faciliter leur
utilisation ou d’inciter à leur usage".


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DOMMAGES PHYSIQUES -2-

DOMMAGES PHYSIQUES -2-

 Répartition des accidents selon le type de sport pratiqué

 Les sports de ballon occupent les trois
premières places (Football : 29 %,
Basket-ball , Handball : 19 % et Rugby
6%), avec un avantage indéniable au
Football en avance de 10 points par rapport
aux Basket-ball et Handball. Nous
pouvons nous étonner que le Rugby, sport
réputé très physique, soit à égalité avec la
Gymnastique, souvent plus prisée par un
public féminin globalement moins physique
que le public masculin. De même
que les sports dits "de contact" n’arrivent
qu’en huitième position à égalité avec
l’Athlétisme.
Les femmes sont-elles plus protégées des
accidents liés aux sports ? Les jeunes
courent-ils les mêmes risques que les
adultes ?

accidents selon le sexe et l’âge 

 Quel que soit l’âge, les sportifs sont
toujours plus exposés que les sportives,
avec un pic d’accidents avoisinant les 60
% pour les garçons entre 15-19 ans. Pour
les deux sexes les accidents sportifs sont
inversement proportionnels à l’âge : plus
on prend de l’âge, moins les individus sont
exposés à ce type d’accidents.
Qu’en est-il de cette apparente "fragilité"
de l’individu face au sport chez les
jeunes ? Le tableau suivant introduit la
précision des pourcentages d’accidents par
type de sports.


 
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DOMMAGES PHYSIQUES -1-

DOMMAGES PHYSIQUES -1-

des douleurs intenses déclarées en fonction de l’activité sportive
 

Les douleurs intenses (tendinites, lumbagos,
sciatiques..) sont nettement plus
présentes dans la vie des sportifs intensifs
que chez les personnes non sportives et
ce, dans tous les cas de figures :
- traumatismes liés au sport : 12,6 % des
non sportifs et 48 % des sportifs intensifs
- traumatismes toutes causes : 54,8 %
des non sportifs et 66,9 % des sportifs
intensifs.
On observe également que les sportifs
intensifs sont nettement plus sujets aux
douleurs intenses, quelle que soit leur
localisation, que les sportifs plus modérés.

 des traumatismes déclarés en fonction de l’activité
sportive

En ce qui concerne les causes liées au
sport, les traumatismes (entorses, luxations,
fractures, plaies, etc...) sont multipliés
par 5 entre les non sportifs et les
 
sportifs intensifs.

arrêts de travail en fonction de la pratique sportive

Le pourcentage d'arrêts de travail pour
"toutes causes" est globalement identique
entre les non sportifs et les sportifs
modérés, et augmente de 6 points pour
les sportifs intensifs. Par contre, la
progression est régulière et constante
pour les arrêts liés aux sports : 1,1 %
pour les non sportifs, 4,9 % pour les
sportifs modérés et 10,9 % pour les
sportifs intensifs. Il est intéressant de
constater que chez les sportifs intensifs, la
proportion des arrêts de travail "toutes
causes" est nettement supérieure à celle
concernant les arrêts liés aux sports ; ce
qui semble démontrer une "fragilité"
globale chez ce type de sportifs.

 des hospitalisations en fonction de la pratique sportive

Les sportifs modérés (moins de 500
heures de sport par an) ont déclaré se
sentir en bien meilleure santé, selon les
critères du Nottingham health profile
(mobilité physique, douleurs, réactions
émotionnelles) que les non sportifs.
Les sportifs intensifs sont plus nombreux à
déclarer des problèmes de santé "toutes
causes confondues". Ceci peut être analysé
de manière brute : c’est-à-dire que
les sportifs intensifs sont davantage sujets
aux troubles de santé. Il faut cependant
ajouter qu’ils sont également plus
sensibles et vigilants vis-à-vis de leur état
santé pour la bonne pratique de leur
sport. Mais la proportion des maux de
santé toutes causes confondues reste bien
réelle, et force est de constater que
l’apparition des troubles de santé est en
augmentation constante parallèlement à
l’intensité de la pratique sportive.
Mais peut-on établir un palmarès des
sports les plus "à risques" selon le type de
pratique sportive ?




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L'activité sportive et ses dommages sur la santé

L'activité sportive et ses dommages
sur la santé

 
Tout un chacun a connu ou entendu parler
d’une blessure, d’une entorse causées par
une activité sportive régulière ou occasionnelle.
Cependant, les accidents, les
autres pathologies induites voire même les
décès ne sont pas spécifiquement
répertoriés "pour cause de sport" par les
systèmes d’informations actuels. Ainsi
n’existe t-il pas aujourd’hui de statistiques
de données sanitaires sportives. Les
données de morbidité portent essentiellement
sur les accidents physiques liés
au sport. Cela ne suffit pas pour définir
l’ensemble des dommages que peut
provoquer l’activité sportive. Toujours en
suivant le schéma proposé par
l’Organisation Mondiale de la Santé, nous
déclinerons les dommages physiques,
mentaux et sociaux du sport sur ces trois
sphères de la santé
.


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BÉNÉFICES SOCIAUX ET CITOYENNETÉ

BÉNÉFICES SOCIAUX ET CITOYENNETÉ
 
La santé sociale peut être définie comme

suit : "être bien avec soi-même et son

environnement social"
.
Dans ce contexte l’un des précurseur du

"Sport citoyen" a été Léo Lagrange qui,

dès 1936 a développé en tant que soussecrétaire

des loisirs et des sports, la

politique de l’État en ce sens : "L’état doit

être un guide pour l’utilisation des loisirs

et pour le développement, sur le plan

individuel et sur le plan social, de la santé

et de la culture"

Une importante politique d’infrastructures


est lancée. Ceci déclenche à l’époque un
 
grand mouvement populaire vers les
 
sports de plein air qui donnent à la nature
 
une nouvelle valeur. (La région Nord –
 
Pas-de-Calais porte encore les traces de
 
cette époque à laquelle les aires de plein
 
air fleurissaient.)
 
En parallèle de ce mouvement populaire,
 
le Baron Pierre de Coubertin développe ce
 
qu’il avait découvert en Angleterre : la
 
Pédagogie sportive.
 
Ces deux idéaux vont se traduire dans une
 
idée encore largement répandue de nos
 
jours : la notion de "sport pour tous".
 
Dans les années 60, un fort mouvement
 
"d’éducation physique et sportive" est
 
développé au niveau scolaire, et depuis
 
1981 une assimilation forte existe puisque
 
les professeurs d’éducation physique
 
dépendent de l’éducation nationale.
 
Fort de cette histoire de l’idéal "pacifique
 
 et social", le sport aujourd’hui est un "fait
 
social" qui touche toutes les dimensions
 
de la société (dimension politique,
 
économique, culturelle, sociale, technique).
 
Il s’immisce dans la société sous
 
diverses formes de la vie quotidienne (vie
 
pratique, représentations, styles de vie,
 
valeurs esthétiques, éthiques…). Il est à la
 
fois culturel et sociétal.
 
L’activité physique et sportive a imprégné
 
nos modes de vie. Le "style sport" a
 
envahi les fins de semaine des cadres
 
ainsi que les styles vestimentaires. C'est
 
un phénomène d’identification et d’intégration
 
à un groupe dont on partage les
 
gestuelles et la culture par assimilation de
 
ses signes, de son langage, de ses
 
habitudes ; ceci dans le désir de distinction
 
sociale, pour marquer ses distances
 
culturelles par rapport aux autres groupes
 
sociaux.

 L'opinion publique attribue essentiellement
 
deux fonctions à la pratique sportive.
 
Elle permet d'une part de devenir un bon
 
citoyen, de respecter les règles, l'autorité.
 
Elle développe le contrôle de soi, et le
 
patriotisme. Le sport dans cette optique
 
est un facteur d'intégration sociale.
 
D'autre part, le style sportif "aide à
 
s’identifier", et la pratique fait intégrer à
 
l’individu les préceptes qui en émanent. La
 
pratique d’un sport permet à l’individu de
 
canaliser son énergie, d’apprendre les
 
règles de vie en groupe, le travail en
 
équipe. Son corps en mouvement le fait se
 
sentir vivant. Certaines personnes sont
 
stimulées par la notion de performance,
 
face à elles-mêmes ou par rapport à
 
l’adversaire.
.
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BÉNÉFICES SUR LA SANTÉ MENTALE



BÉNÉFICES SUR LA SANTÉ MENTALE



Une activité pratiquée de manière
régulière peut réduire le stress et
l’anxiété


De nombreuses personnes
signalent une amélioration de leur état
d’humeur à la suite d’une activité physique
appropriée. Cette dernière accroît la
relaxation.
Nous pouvons également souligner que
l’exercice régulier peut contribuer de
manière importante au traitement de
maladies mentales sévères ; incluant la
dépression et l’anxiété nerveuse


Sur le plan cognitif, une activité physique
régulière, tout comme une activité
intellectuelle, peut aider à repousser les
déclins associés à l’âge au niveau de la
vitesse d’exécution du système nerveux
central et améliorer le temps de réaction.
Dernier facteur bénéfique (et non des
moindres) de l’activité physique sur la
santé : la notion de perception et de

prise en compte de sa santé.
 Une étude épidémiologique Sport et Santé
menée en 1994 a enquêté auprès de 10
000 personnes, recrutées au sein des
universités, des armées, des fédérations
sportives et de diverses associations de
loisirs. Les personnes âgées de 15 à 49
ans ont été réparties en trois groupes :
non sportifs, sportifs modérés pratiquant
moins de 500 heures par an et sportifs
intensifs pratiquant plus de 500 heures
par an.
Les sportifs modérés ont une meilleure
appréciation de leur santé que les nonsportifs.
Les sportifs intensifs se sentent à peine en
meilleure santé que les sportifs modérés.
Par rapport aux messages de prévention,
les non sportifs sont moins prudents que
les sportifs modérés, eux-même plus
prudents que les sportifs intensifs.
Les sportifs modérés ont plus de
problèmes de santé liés au sport
(douleurs, traumatismes) que les non
sportifs. Mais ils ont moins de problèmes
de santé non liés au sport (comme nous le
verrons plus tard) ainsi qu'une meilleure
perception de leur santé.
 
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Santé de l’enfant

Santé de l’enfant

Une activité physique et sportive régulière
a des effets bénéfiques sur le système
nerveux de l'enfant ; sur la formation
harmonieuse de la neuromotricité et sur
l’efficience neuromusculaire. Elle agit favorablement
sur la croissance, sur les
glandes endocrines et d’une façon
générale sur l’ensemble des organes et
fonctions de l’organisme. Entre 12 et 20
ans, une activité physique et sportive
permet un développement du coeur plus
vaste, plus lent, une capacité pulmonaire
respiratoire plus grande, une possibilité de
consommation d’oxygène plus élevée.
 
Bilan
Le sport favoriserait la santé,
développerait l’épanouissement physique
des pratiquants et serait bénéfique pour
l’équilibre général de l'individu.
L’intensification de la pratique compétitive,
son exacerbation même, produisent
très exactement l’inverse : la spécialisation
à outrance, les déséquilibres, les
méfaits endémiques, la fragilisation
permanente de l’organisme obligatoirement
placé sous surveillance médicale,
la dépendance pharmaceutique, le stress,
les accidents, les symptômes pathogènes,
les blessures et bien entendu les décès
brutaux ; ce que Brohm qualifie d’"Effets
pervers"


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