السبت، 30 أغسطس 2014

DOMMAGES SUR LA SANTÉ MENTALE ET SOCIALE-dopage-

DOMMAGES SUR LA SANTÉ MENTALE ET
SOCIALE

 
 dopage


Le premier essai de définition du dopage
 
dans un texte officiel, date d’un colloque
 
européen de 1963. "Est considéré comme
 
 doping l’utilisation de substances ou de
 
tous moyens destinés à augmenter
 
artificiellement le rendement, en vue ou à
 
l’occasion d’une compétition, et qui peut
 
porter préjudice à l'éthique sportive et à
 
l'intégrité physique et psychique de
 
l’athlète."
 
Sont ici décrits des moyens "artificiels"
 
"d’éthique sportive". Est abordée la notion
 
de tricherie. On parle également de
 
"l’intégrité physique de l’athlète" ; le
 
soucis de la santé du sportif est
 
visiblement présent.


La première loi Française s’inscrit dans le
même esprit.1
Viennent ensuite plusieurs définitions.
Pour Patrick Laure, médecin au CHU de
Nancy, "le dopage c’est l’emploi de
substances chimiques ou médicamenteuses
pour surmonter un obstacle réel ou
supposé ou ressenti comme tel par la
personne ou par son entourage"2.
Le cahier d’étude3 et de réflexion indique
que "le dopage est tout ce qui permet au
corps d’évoluer au-delà de ses aptitudes
naturelles par des moyens extraphysiques".
Durant de nombreuses années, le
problème du dopage à été traité sous
l’angle de la tricherie, faisant référence à
une inégalité face à l’épreuve, lié à la prise
de produits modifiants artificiellement les
capacités du sportif par rapport aux
autres.
La prise de produits était toujours liée à la
compétition à l’autre. Elle était considérée
comme un moyen de surpasser les
compétences de son adversaire.
Désormais le dopage touche l’individu par
rapport à lui même. Le sportif se dope
aussi pour transformer son reflet dans le
miroir ou pour surpasser ce que Patrick
Laure appelle "son obstacle imaginaire".
Le dopage se singularise.
La loi du 23 mars 1999 relative à la
protection de la santé des sportifs,
réintroduit une notion qui existait déjà en
1963 : l’intégrité physique et psychique du
sportif.
Au-delà de la prise en compte de la santé
de l’individu sportif, cette loi introduit par
son article 7 une responsabilité nouvelle
des médecins généralistes ou sportifs en
matière de dopage.

Sur le plan biologique, l'arrêt brutal de
l'entraînement peut avoir des conséquences
néfastes pour l'organisme. En
parallèle de cet état, l'ex-champion perd
son statut social.
Peter Hill et Benjamin Lowe4 soulignent la
présence de nombreux troubles psychiatriques
(et même de plusieurs
suicides) chez les sportifs de haut niveau
qui terminent leur carrière.
Notons en dernier point qu'au vu de la loi
et notamment de celle du 23 mars 1999,
l'incitation à la consommation de drogue
illicite par qui que ce soit est passible de
poursuites judiciaires. L'article 19 stipule
qu'"il est interdit à toute personne de
prescrire, de céder, d’offrir, d’administrer,
ou d’appliquer aux sportifs participant aux
compétions et manifestations (…), une ou
plusieurs substances ou procédés mentionnés
à cet article ou de faciliter leur
utilisation ou d’inciter à leur usage".


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