BÉNÉFICES SUR LA SANTÉ PHYSIQUE
L’activité physique est susceptible d’être
bénéfique pour la santé indépendamment
de l’âge et du poids du pratiquant. Les
professionnels de la santé estiment qu’une
activité physique régulière est associée à
une diminution des risques de diabète,
d’hypertension artérielle ou de cancer du
côlon, ainsi qu'à une diminution de la
mortalité cardiovasculaire et de la
mortalité toutes causes.
bénéfique pour la santé indépendamment
de l’âge et du poids du pratiquant. Les
professionnels de la santé estiment qu’une
activité physique régulière est associée à
une diminution des risques de diabète,
d’hypertension artérielle ou de cancer du
côlon, ainsi qu'à une diminution de la
mortalité cardiovasculaire et de la
mortalité toutes causes.
Dans les Programmes Régionaux de Santé
du Nord – Pas-de-Calais, le schéma
d’ensemble du programme de santé
cardiovasculaire comporte un objectif
intitulé "Promouvoir l’activité physique".
Il est donc entendu que l’activité physique
joue un rôle dans la prévention des
risques cardiovasculaires.
La revue Prévenir évoque les travaux de
Paffenberger et alii (1986)1 mettant en
évidence le lien étroit qui existe entre
l’activité physique et l’allongement de
l’espérance de vie. L’enquête réalisée
auprès des étudiants ayant fréquenté
l’université d’Harvard entre 1916 et 1950
et suivis jusqu’en 1978 a permis à ces
auteurs d’établir un lien étroit entre
l’activité physique hebdomadaire et la
mortalité. Ils concluent que l’activité
physique optimum, correspondant au plus
faible pourcentage de décès, est celle des
groupes ayant entre 6 et 8 heures
d’activité physique par semaine (par
exemple, un parcours de 50-55 km par
semaine, en marchant ou en courant à
vitesse modérée). Au-delà de 55 km par
semaine ou d’une activité physique
équivalente au plan énergétique, l’analyse
fait ressortir une dégradation progressive
de la situation.
Cette étude, et un grand nombre d’autres,
permettent de souligner la nécessité de
respecter une dose "optimale" d’activité
physique, au delà de laquelle on risque
d’observer des réponses "négatives"
pouvant annuler les bienfaits espérés,
dans le cas où aucun suivi spécifique du
sportif n’est assuré (il est à noter que
cette même étude ne précise ni les
conditions de suivi des individus ni leur
mode de vie).
d’observer des réponses "négatives"
pouvant annuler les bienfaits espérés,
dans le cas où aucun suivi spécifique du
sportif n’est assuré (il est à noter que
cette même étude ne précise ni les
conditions de suivi des individus ni leur
mode de vie).
Aux États Unis, le rapport du surgeon
général2 sur l’activité physique, paru en
1996, dresse un état des lieux de tous les
bénéfices potentiels sur la santé. A partir
d’une certaine intensité de l’effort, le
bénéfice pour la santé atteint une courbe
en plateau : une personne très entraînée
doit forcer encore plus pour avoir un
bénéfice supplémentaire.
Le bénéfice le plus important, en valeur
relative, s’observe lorsque l’individu passe
d’une sédentarité complète à une activité
modérée. Ce phénomène s’observe également
chez les jeunes retraités sédentaires,
qui après une période d’activité
professionnelle se mettent à faire un peu
de sport. Ce bénéfice est l'une des raisons
pour lesquelles les recommandations
destinées à la population générale sont
centrées sur l’activité modérée. Les effets
positifs sont de courte durée. Le retour à
l’état antérieur est rapide après l’arrêt de
l’exercice (l’effet dure au maximum trois
jours).
Les bénéfices peuvent se répartir en
plusieurs catégories. Nous traiterons en
premier lieu des aspects purement physiologiques
; c’est-à-dire l’action que peuvent
avoir le mouvement et l’effort sur le corps.
Quelques points particuliers peuvent être
exposés succinctement
.





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